CONFÉRENCE DE VIE POLITIQUE COMPARÉE
16 mars 2017
13h30 – 15h30
Amphi 3 – Campus de Jacob Bellecombette

Entrée libre

Jean-Claude Zancarini, professeur émérite d’Italien à l’École Normale Supérieure de Lyon et ancien directeur du Laboratoire Triangle, a travaillé depuis de nombreuses années sur les liens entre littérature, langue et politique, notamment dans l’Italie du 16e siècle et chez certains des principaux penseurs de l’État et des idées républicaines modernes. Parmi ses nombreuses réalisations figurent une traduction commentée de référence et sans équivalent, en collaboration avec Jean-Louis Fournel que nous avions eu le plaisir de recevoir l’année dernière, du texte fondamental de Machiavel De Principatibus. Le Prince. C’est sur quelques-uns des enjeux pour notre époque de cette nouvelle traduction, et sur les finalités du comparatisme historique et philologique des diverses versions traduites de cette œuvre fondatrice qu’il nous fera l’amitié d’intervenir.

Outre la version publiée du Prince (première édition 2000, reprise « Quadrige » 2014), on pourra se reporter au site suivant qui présente le projet « HyperMachiavel » [cliquez ici]

« Je ne veux pas que l’on impute à la présomption qu’un homme de bas et infime état ait la hardiesse d’examiner les gouvernements des princes et leur donner des règles ; en effet, de même que ceux qui dessinent les pays, se placent en bas, dans la plaine, pour considérer la nature des monts et des lieux élevés, et que, pour considérer celle des lieux d’en bas, ils se placent hauts sur les monts, semblablement, pour connaître bien la nature des peuples, il faut être prince, et pour connaître bien celle des princes, il convient d’être du peuple. »

Ce texte, écrit en 1513 et publié en 1532, est si célèbre qu’on en oublie de s’interroger sur le rapport de ses diverses traductions avec l’original italien. C’est la raison pour laquelle est publié ici le texte original, établi de manière quasi définitive par G. Inglese, en regard de la traduction de J.-L. Fournel et J.-C. Zancarini, qui retrouve ainsi le rythme si particulier de la prose machiavélienne. L’ensemble est accompagné d’un appareil critique complet.