CONFÉRENCES – DÉBATS
Dans le cadre du projet IUF « Standardisation de la Réparation du Dommage Corporel », sont régulièrement organisés des Déjeuners du droit du dommage corporel.

Entre 12h30 et 13h30, des universitaires ou des praticiens exposeront une pratique professionnelle, une publication, un projet de recherche, et en débattront avec les participants.

Une attestation de présence sera fournie à celles et ceux qui le souhaitent.

Date : mardi 24 mai 2022, de 12h30 à 13h30
En distanciel : un lien Zoom vous sera envoyé à l’adresse e-mail renseignée dans le formulaire d’inscription ou en présentiel, sur le campus de Jacob Bellecombette, Amphi 531.
Gratuit, sur inscription préalable et obligatoire

Inscription : [Cliquez ici]

 

  • Conférence 15 / Le préjudice esthétique : atteinte à la beauté ou à l’identité ?

Le préjudice esthétique, comme tous les préjudices extrapatrimoniaux, est rétif à la quantification. Seules les victimes sont à même d’exprimer l’étendue du mal que leur cause l’altération de leur apparence physique. Pourtant, la réparation en justice nécessite que le préjudice esthétique soit décrit par un expert indépendant et évalué par des magistrats impartiaux. Comment, dans ce contexte, objectiver le préjudice esthétique ? Dans une vision traditionnelle, le préjudice esthétique est souvent qualifié de « prix de la beauté ». La beauté, toutefois, n’est-elle pas subjective ? Le montant de l’indemnisation octroyée risque alors de porter la trace de l’appréciation personnelle des juges ou de l’expert sur « l’enlaidissement » des victimes. Une vision plus moderne du préjudice esthétique consiste à le percevoir comme une atteinte à l’identité. Si le préjudice esthétique-identité semble gagner du terrain en doctrine comme en jurisprudence, un affermissement de cette position devrait conduire à revoir certains barèmes médicaux ainsi qu’à mener une réflexion approfondie sur la place des photographies et de la parole de la victime dans le contentieux du dommage corporel.

Au cours de ce déjeuner du dommage corporel, sera présentée et actualisée une étude parue en 2020 et intitulée « Le préjudice esthétique : entre atteinte à la beauté et à l’identité », in Alicia Mâzouz, Alexandre Dumery et Emmanuel Gardounis (dir.), les évolutions contemporaines du préjudice, L’Harmattan, p. 263.


Julie Mattiussi est maîtresse de conférences à l’Université de Haute-Alsace. Elle est spécialiste de droit des personnes, plus particulièrement des questions d’apparence physique (discrimination, liberté vestimentaire, corps humain, v. thèse de doctorat sur L’apparence de la personne physique, LEH 2018).

 

Affiche : [cliquez ici]

Contact : Christophe Quézel-Ambrunaz

PROJET DE THÈSE
Le temps et la réparation des conséquences du dommage corporel – étude de théorie du droit et de jurimétrie
Année universitaire 2022/2023

Laboratoire : Centre de recherche en droit Antoine Favre (EA 4143)
Direction de thèse : Christophe Quézel-Ambrunaz

Le parcours indemnitaire des victimes de dommage corporel, qu’elles souffrent d’un accident ou d’une maladie, s’inscrit dans une temporalité précise. À une phase aiguë succède la consolidation, notion médico-légale aux multiples conséquences, mais non définie par la loi : distinction entre les postes de préjudice, point de départ de la prescription…

Vient ensuite le temps de l’indemnisation, sous forme de provisions, puis de manière définitive, pourvu que la demande soit faite avant que la prescription ne soit acquise. L’indemnisation fixe juridiquement les préjudices pour l’avenir, sauf aggravation. Le législateur, dans différentes lois, s’efforce d’accélérer la procédure, dans l’intérêt des victimes, mais aussi des payeurs. La transaction est favorisée, dans cette optique de célérité. Nulle évaluation extensive de ces lois et procédures n’a été réalisée à ce jour.

Le bon sens voudrait que le montant des dommages et intérêts soit calculé en fonction du temps pendant lequel un préjudice est subi : celui qui souffre deux fois plus longtemps devrait recevoir deux fois plus. Nulle règle n’impose cela,et la pratique n’est pas en ce sens, et fait peu de cas de l’aspect temporel pour l’évaluation de la réparation — sauf lorsqu’il est question de capitalisation des rentes, selon l’espérance de vie de la victime.

Un paradoxe apparaît : le temps est un paramètre important du vécu de la victime, mais souvent ignoré par le droit de l’indemnisation, et la connaissance académique de celui-ci.

La thèse a vocation à remédier à ce paradoxe, en établissant un panorama de la prise en compte du facteur temporel en droit positif et prospectif (aspect de théorie du droit) ; en documentant les délais d’indemnisation selon les voies choisies, et les données chiffrées de l’indemnisation selon le temps pendant lequel est subi le préjudice (aspect de jurimétrie), enfin en faisant des propositions d’évolution des textes et pratiques.

Vous trouverez ci-contre le sujet de thèse détaillé (résumé, projet de recherche détaillé, candidat.e recherché.e, financement).

Calendrier :

  • prendre contact avec le directeur de thèse avant le 15 mai 2022, pour sélection.
  • audition des candidats retenus jeudi 16 juin 2022.

Contacts :

+ D’infos : faire sa thèse au Centre Favre

PROJET DE THÈSE
Le rôle du législateur en fiscalité internationale. Étude de droit comparé franco­‐suisse
Année universitaire 2022/2023

Laboratoire : Centre de recherche en droit Antoine Favre (EA 4143)
Direction de thèse : Polina Cazals PR CNU 02

Le projet s’inscrivant dans le cadre du projet InterTaxLaw « Vers un nouveau droit international fiscal » le ou la doctorant.e sera notamment amené à collaborer avec le Centre de recherches juridiques de Paris 8. Le sujet devra également être traité en prenant attache avec une équipe de recherche en droit fiscal d’une université Suisse. Le ou la doctorant.e sera accompagné lors de cette démarche par sa directrice de thèse.

Vous trouverez ci-contre le sujet de thèse détaillé (résumé, projet de recherche détaillé, candidat.e recherché.e, financement).

Calendrier :

  • prendre contact avec la directrice de thèse avant le 15 mai 2022, pour sélection.
  • audition des candidats retenus jeudi 16 juin 2022.

Contacts :

+ D’infos : faire sa thèse au Centre Favre

SÉMINAIRE JURIMETRIE
Théorie, méthodes et outils, applications de la jurimétrie
Lancement de Jurimétrie : Revue de la mesure des phénomènes juridiques

Date : lundi 9 mai 2022, de 9h à 18h
Lieu : amphithéâtre Decottignies – 27 rue Marcoz – 73000 Chambéry / retransmission simultanée en visio
Ouvert à tous et toutes/Inscription préalable obligatoire

Une attestation de présence sera remise à ceux qui le souhaitent.

Jurimétrie : n.f. : de jus, juris, le droit, et de metrum, la mesure. Ensemble des méthodes de l’étude du droit qui traitent par les mathématiques les données statistiques relatives aux phénomènes juridiques afin d’en améliorer l’analyse ou d’en dégager des lois ou des relations constantes.

Le terme de jurimétrie émerge, et permet de rassembler un grand nombre de travaux scientifiques déjà existant ou en gestation. Ses applications peuvent être très variées, en termes de champ d’application (branche du droit ou contentieux étudié), du « processus » en cause (légistique, pratique juridique ou administrative hors contentieux, phase précontentieuse, contentieuse, exécution des décisions) ou de matériau pris en compte (décisions de justice, contrats, transactions, logiciel de gestion de la justice).

Se rapportent à la jurimétrie toutes les recherches et activités ayant pour but de quantifier ou de décrire à l’aide d’outils mathématiques (décompte, élaboration de statistiques, modélisation mathématique ou logique…) les phénomènes de droit (activité des juridictions, contenu des décisions de justice, des transactions, activité contractuelle et contenus des contrats, production des normes d’un point de vue quantitatif).

Ce séminaire vise à mettre en relation toute personne qui pense, pratique ou s’intéresse à la jurimétrie dans son acceptation la plus large, à faciliter les échanges entre ces personnes et l’émergence de projets nouveaux.

Ce séminaire est financé dans le cadre du projet IUF SRDC « Standardisation de la Réparation du Dommage Corporel » porté par Christophe Quézel-Ambrunaz, et du projet USMB POODRE « POtentialités de l’Open Data des décisions de justice en matière de REsponsabilité civile et de réparation du dommage corporel », porté par Vincent Rivollier.

Voir les vidéos : [Cliquez ici]

Contacts : Christophe Quézel-Ambrunaz et  Vincent Rivollier

+ d’infos :

CONFÉRENCES – DÉBATS
Dans le cadre du projet IUF « Standardisation de la Réparation du Dommage Corporel », sont régulièrement organisés des Déjeuners du droit du dommage corporel.

Entre 12h30 et 13h30, des universitaires ou des praticiens exposeront une pratique professionnelle, une publication, un projet de recherche, et en débattront avec les participants.

Une attestation de présence sera fournie à ceux qui le souhaitent.

Date : mardi 1er mars 2022, de 12h30 à 13h30
En distanciel : un lien Zoom vous sera envoyé à l’adresse e-mail renseignée dans le formulaire d’inscription ou en présentiel, sur le campus de Jacob Bellecombette, Amphi 531.
Gratuit, sur inscription préalable et obligatoire

 

  • Conférence 14 / Le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides

En place depuis le 1er janvier 2020, le Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides a institué deux processus d’indemnisation à l’égard de certaines victimes exposées aux pesticides. À travers ces mécanismes, le législateur a répondu pour partie aux préoccupations de santé publique quant aux effets des pesticides, notamment à l’égard des travailleurs exposés et de leurs enfants (cf. en particulier l’expertise de 2013 de l’Inserm, mise à jour en 2021).

À l’égard des salariés et des agriculteurs exposés dans un cadre professionnel, l’indemnisation par le fonds constitue un mécanisme de réparation des maladies professionnelles ; il participe à l’harmonisation entre différents régimes de sécurité sociale et permet de dépasser certains obstacles tenant à l’éclatement des régimes (régime applicable aux salariés agricoles, régime applicable aux agriculteurs non-salariés, régime général notamment applicable aux agriculteurs d’outre-mer, régime d’Alsace-Moselle) et aux pratiques propres à chaque caisse. Plus original, le FIVP prend en charge l’indemnisation des enfants exposés in utero aux pesticides en raison de l’activité professionnelle de leurs parents et développant des pathologies en lien avec cette exposition (cancers, malformations, troubles du développement). L’arrêté du 7 janvier 2022 met en place un barème d’indemnisation des enfants : la réparation est forfaitaire, comme en matière de maladies professionnelles, mais dépasse largement les limites et le carcan habituels de tels régimes pour permettre une réelle prise en charge de ces victimes, en suivant un processus administratif que l’on espère relativement souple.

Cette présentation visera à présenter l’activité du fonds au cours des deux années écoulées s’agissant des victimes salariées et/ou agricultrices ainsi que le barème d’indemnisation des enfants adopté début 2022.


Vincent Rivollier est enseignant-chercheur à l’Université Savoie Mont Blanc et membre du Centre de recherche en droit Antoine Favre. Il se spécialise en droit du dommage corporel et, en cette qualité, il est membre suppléant du conseil de gestion du Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides et juriste référent du groupe de travail sur le barème d’indemnisation des enfants au sein du FIVP.

 

Bibliographie :

  • https://fonds-indemnisation-pesticides.fr/
  • Rapport d’activité du FIVP janv. 2020 – août 2021
    • Pesticides. Effets sur la santé. Expertise collective, Inserm, 2013
    • Pesticides et effets sur la santé. Nouvelles données, Inserm, 2021
  • L. Friant, « Le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) », Revue de droit sanitaire et social 2021. 265
  • Dossier « Agriculteurs intoxiqués » paru dans Le Monde en février 2022
    • « Pesticides : la grande illusion des équipements de protection des agriculteurs »
    • « Dans toute l’Europe, les malades des pesticides abandonnés à leur sort »
    • « La lutte kafkaïenne d’un malade de Parkinson contre le système agricole »
    • « Les malades ont une réticence à se plaindre ou à porter plainte »

Support de présentation : [cliquez ici]

Revoir la présentation :


Affiche : [cliquez ici]

Contact : Christophe Quézel-Ambrunaz

REMISE DES ÉPITOGES
Organisé par LE Centre de recherche Antoine Favre

Date : vendredi 3 décembre 2021
Lieu : campus de Jacob-Bellecombette

Le 3 décembre 2021 l’assemblée générale du Centre de recherche Antoine Favre a été l’occasion de célébrer la remise des épitoges aux docteures et docteurs, cérémonie qui n’avait pas pu avoir lieu en 2020 pour les raisons sanitaires que l’on sait.

Ont ainsi été célébrés :

  • Mme Charlyne BINET, pour une thèse de droit privé et sciences criminelles, sous la direction des professeurs Hélène CLARET  et Christophe QUEZEL-AMBRUNAZ sur « La convention de courtage en matière d’assurance » soutenue le 21 mai 2019 ;
  • Mme Laurie FRIANT pour une thèse de droit privé et sciences criminelles, sous la direction du professeur Christophe QUEZEL-AMBRUNAZ sur « La réparation des dommages causés par les produits de santé – Contribution à l’étude des fondements et mise en œuvre de la socialisation des risques » soutenue le 17 juin 2019 ;
  • Mme Christel BURAY pour une thèse de droit privé et sciences criminelles, sur la « Théorie d’une pratique efficace de la mise à exécution des peines » sous la direction de M. Jean-François DREUILLE soutenue le 28 juin 2019 ;
  • Mme Pauline BOUVIER pour une thèse de droit public sur « Les servitudes publiques » dirigée par M. le professeur David BAILLEUL, soutenue le 12 décembre 2019 ;
  • Mme Laura REGAIRAZ pour une thèse de droit public sur « La fonction publique contractuelle » dirigée par M. le professeur David BAILLEUL et M. Grégoire CALLEY et soutenue le 18 juin 2020 ;
  • Mme Manon VIGLINO pour une thèse de droit privé et sciences criminelles sur « L’indemnisation des préjudices en cas de décès de la victime directe – Contribution à l’étude des fondements et mise en œuvre de la socialisation des risques », dirigée par M. le professeur Christophe QUEZEL-AMBRUNAZ, soutenue le 18 juin 2020 ;
  • Mme Patricia BENEZECH-SARRON pour une thèse de droit public sur « La protection conventionnelle des sols » dirigée par M. le professeur Jean-François JOYE, soutenue le 6 avril 2021 ;
  • M. Frédéric BALLY pour une thèse de sociologie sur « La production d’espaces sociaux urbains multiples et superposés à partir du développement des jardins collectifs : l’exemple lyonnais » dirigée par M. le professeur Roland RAYMOND soutenue le 26 novembre 2021.

Contact : gestionnaire-cerdaf@univ-smb.fr

CONFÉRENCES – DÉBATS
Dans le cadre du projet IUF « Standardisation de la Réparation du Dommage Corporel », sont régulièrement organisés des Déjeuners du droit du dommage corporel.

Entre 12h30 et 13h30, des universitaires ou des praticiens exposeront une pratique professionnelle, une publication, un projet de recherche, et en débattront avec les participants.

Date : lundi 17 janvier 2022, de 12h30 à 13h30, en présentiel à Chambéry (Campus de Jacob-Bellecombette), et en visio

 

  • Conférence 13 / Les principes de la réparation confrontés au dommage corporel

La conférence présente les positions de la thèse « Les principes de la réparation confrontés au dommage corporel » soutenue le 29 novembre 2021 à l’Université Lyon 3 et réalisée sous la direction de la Professeure Stéphanie Porchy-Simon.

Applicables au dommage corporel, les principes de la réparation sont loin d’être scrupuleusement respectés en pratique. Le sens de la réparation intégrale est difficile à déterminer, la consolidation complexifie le principe d’appréciation au jour du jugement, l’usage des outils de détermination et de chiffrage des préjudices réparables ne garantit pas toujours le respect des principes de réparation intégrale, de généralité et d’équivalence, d’appréciation in concreto, etc. Ces difficultés bien connues des spécialistes ne sont pourtant pas irrémédiables et il est possible de renforcer l’application des principes en proposant certaines réformes théoriques pour rétablir leur sens et leur portée. Les outils de la réparation devraient également être corrigés afin de les transformer en de véritables vecteurs d’application des principes dans le quotidien des acteurs de la réparation. De même, les nouvelles formes de la réparation comme la réparation en nature ou la réparation sociétale sont susceptibles de participer efficacement à la mise en œuvre des principes, même si un encadrement strict est nécessaire pour garantir les droits des victimes.

Guillemette Wester est docteure en droit privé de l’Université Lyon 3 et attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université de Tours. Ses recherches portent principalement sur le droit de la responsabilité civile et la réparation du dommage corporel.

 

Revoir la conférence :

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Contact :
Christophe Quézel-Ambrunaz