Cycle de projections-conférences de films documentaires ou de fictions français et étrangers, d’une durée de trois heures (1h30 de projection et 1h30 de cours-compléments-débats)

Soleil trompeur : une journée de l’été 1936

29 novembre 2018
12h30 – 15h30
Amphi 1 – Campus de Jacob Bellecombette

Entrée libre

Soleil trompeur, de Nikita Mikhalkov (1994)

Grand Prix du Jury – Cannes 1994 et Oscar du meilleur film étranger 1995.

En Union soviétique, pendant l’été 1936, le commandant de l’armée rouge Seguei Petrovitch Kotov, sa femme Marusia et sa fille Nadya profitent de leurs vacances en famille. Un ancien amour de Marusia, disparu depuis 13 ans, refait surface soudainement à la datcha familiale. Il est accueilli chaleureusement, mais il a un programme secret…

Nikita Mikhalkov : « Mon film est dédié aux victimes, à tous ceux qui ont été brulés par le « soleil trompeur » de la révolution »

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Trafics : Le Temps des pionniers, Les Routes de la cocaïne et Sur la piste de l’argent sale

15 novembre 2018
12h30 – 15h30
Amphi 1 – Campus de Jacob Bellecombette

Entrée libre

Trafics, de Julien Johan et Frédéric Ploquin (2018)

Dans Trafics, Frédéric Ploquin et Julien Johan donnent la parole aux trafiquants d’hier et d’aujourd’hui. «Le trafic de drogue, ce sont les trafiquants qui en parlent le mieux», confie Frédéric Ploquin. «Cela fait trente ans que je travaille à la fois sur la police et le banditisme, et dans ce film, je crois qu’en donnant la parole à des représentants de ces deux mondes on parvient à proposer quelque chose de nouveau». Et en effet, le résultat de cette enquête au long cours – un an de préparation, un an de tournage et un an de montage – est saisissant.

Au fil des trois volets (Le Temps des pionniers, Les Routes de la cocaïne et Sur la piste de l’argent sale), un panorama exceptionnel de l’histoire du trafic de drogue est dressé. Depuis la fameuse French connection jusqu’aux caïds des banlieues françaises d’aujourd’hui, en passant par la Colombie, terrain de jeu de plusieurs Français spécialisés dans le commerce de la cocaïne. Sans oublier le problème numéro un des narcotrafiquants : le blanchiment de leurs fonds.

Frédéric Ploquin souligne ce qu’il a découvert en enquêtant. «J’ai compris des choses sur le système bancaire international. Je ne m’attendais pas à ce qu’il existe autant de banques à travers le monde prêtes à accepter l’argent de la cocaïne, raconte-t-il. De plus, j’ai pris conscience un peu plus encore que les caïds des banlieues françaises sont passés depuis longtemps des barrettes de shit à la tonne de cocaïne. Ces nouveaux parrains sont inscrits dans la tradition française du trafic de stupéfiants. Je ne mesurais pas à quel point le milieu corso-marseillais, celui de la French connection, avait ouvert, avec l’héroïne, les routes du commerce de la drogue encore utilisées aujourd’hui pour la cocaïne.»

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Tous au Larzac

08 novembre 2018
12h30 – 15h30
Amphi 1 – Campus de Jacob Bellecombette

Entrée libre

Tous au Larzac, de Christian Rouaud (2012)

Ils auraient du perdre, ils gagnèrent : la lutte des paysans du plateau du Larzac contre leur expulsion et l’extension du camp militaire annoncée en 1971 par le ministre de la défense Michel Debré prendra fin exactement 10 ans plus tard par la victoire de leur revendication. Ce résultat improbable s’explique en partie par la nature de la lutte, sa signification bien au-delà de son objet même, et les moyens qui furent employés.

En donnant la parole aux principaux acteurs de l’époque, après son documentaire sur la grève des ouvriers de l’horlogerie de l’usine LIP à Besançon durant la même période, le réalisateur Christian Rouaud apporte une nouvelle pierre décisive à la construction de la mémoire politique de la France de la fin du XXe siècle. Il nous permet surtout de comprendre pourquoi cette résistance citoyenne est devenue et restera longtemps encore emblématique.

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Douze hommes en colère, de Sidney Lumet

11 octobre 2018
12h30 – 15h30
Amphi 1 – Campus de Jacob Bellecombette

Entrée libre

Douze hommes en colère (12 Angry Men), de Sidney Lumet (1957)

Un jeune homme d’origine modeste est accusé du meurtre de son père et risque la peine de mort. Le jury composé de douze hommes se retire pour délibérer et procède immédiatement à un vote : onze votent coupable, or la décision doit être prise à l’unanimité. Le juré qui a voté non-coupable, sommé de se justifier, explique qu’il a un doute et que la vie d’un homme mérite quelques heures de discussion. Il s’emploie alors à les convaincre un par un.

Premier film long métrage de Sidney Lumet, 12 hommes en colère, malgré son modeste succès commercial initial; le consacre d’emblée auprès des cinéphiles.

Ce chef-d’œuvre très documenté de fiction « psychologique » transposée sur grand écran avec le concours de Reginald Rose, l’auteur de la pièce de théâtre composée sous le même titre trois ans plus tôt, inaugure la longue série de films que Sidney Lumet consacre ensuite à l’examen critique du fonctionnement de l’appareil judiciaire et, plus largement encore, des principales institutions publiques américaines. Plaidoyer courageux contre la peine de mort et le racisme le film, au demeurant produit par l’un de ses interprètes principaux très attaché au projet en la personne d’Henry Fonda, bénéficie également d’une distribution brillante. Aux côtés de celui-ci, chacun des différents acteurs excellant de naturel et de spontanéité à la manière de Martin Balsam dans le rôle du juré n° 1, un entraîneur de base-ball universitaire, de John Fiedler en juré n° 2 figurant un employé modeste ou encore de Jack Warden en tonitruant juré n° 7, agent commercial fan de base-ball.

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La fille de Brest, de Emmanuelle Bercot

04 octobre 2018
12h30 – 15h30
Amphi 1 – Campus de Jacob Bellecombette

Entrée libre

La fille de Brest, de Emmanuelle Bercot (2016)

La Fille de Brest retrace le combat d’Irène Frachon, médecin pneumologue, pour dénoncer les effets indésirables gravissimes du Benfluorex, commercialisé sous le nom de Mediator, dont elle rend elle même compte dans son livre Mediator 150 mg, combien de morts ?

Si le film, pour des raisons de narration, prend de minimes libertés avec la réalité (il accentue notamment les différends au sein des équipes du CHU de Brest), il n’est pas loin de constituer un document fidèle de ce combat d’une femme, non seulement contre les laboratoires pharmaceutiques, mais encore contre les instances de santé et leur inertie. La réalisatrice a en effet pris le temps de rencontrer longuement les différents protagonistes. Les thèmes abordés dans ce film et qui recoupent le droit sont nombreux.

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Les groupes Medvedkine

20 septembre 2018
12h30 – 15h30
Amphi 1 – Campus de Jacob Bellecombette

Entrée libre

A bientôt j’espère (1967-68, 44 min), Classe de lutte (1968, 40 min), Sochaux 11 juin 1968 (1970,18 min) : trois films des groupes Medvedkine

Le cycle droit et cinéma de la faculté est heureux de proposer en arrière plan du cinquantenaire des évènements de mai 1968 cette série de trois petits films rarement diffusés.

Les groupes Medvedkine… le nom fut choisi en hommage et comme l’affirmation d’une filiation avec le cinéaste soviétique Alexandre Medvedkine, qui dans les années 30, sillonnait l’URSS à bord de son ciné-train. En 1967, alors que vient de naître le Collectif SLON, Société pour le Lancement des Œuvres Nouvelles, Chris Marker tourne avec Mario Marret À bientôt j’espère, un film sur la grève de l’usine Rhodia de Besançon. À la faveur de ce tournage, avec le soutien d’autres réalisateurs et techniciens, est lancée la dynamique qui verra naître dans la région les groupes Medvedkine, collectifs d’ouvriers des usines Rhodia et Peugeot qui, formés à la prise de vues et de sons, filmeront eux-mêmes leurs conditions de vie et de travail, leurs luttes et leurs actions éducatives et culturelles.

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