Date : jeudi 1er décembre 202213h15/16h30
Lieu : campus de Jacob-Bellecombette – Amphithéâtre 1
Gratuit, accessible à tous et toutes

Avoir 20 ans dans les Aurès – Réalisé par René Vautier – 1972

Film historique par son inscription dans l’histoire réelle autant que par sa narration, Avoir 20 ans dans les Aurès, malgré sa récompense à Cannes en 1972, est resté longtemps contesté. Choisir comme thème, dix ans après la fin de la Guerre d’Algérie, l’histoire réelle d’un officier déserteur de l’armée française s’enfuyant avec un prisonnier algérien pour lui éviter une exécution sommaire, contenait il est vrai sa part de provocation. Cinquante années plus tard, soixante après les accords d’Évian, ce film n’est cependant peut-être plus seulement un film sur ce conflit si particulier et douloureux. Il nous parle aussi au présent, comme l’avait sans doute voulu son réalisateur, notamment si l’on pense au contingent russe aujourd’hui engagé en Ukraine. Il nous parle de la guerre tout court et du désastre moral qui peut rattraper et détruire de jeunes appelés.

+ D’infos :

CONFÉRENCES – DÉBATS
Dans le cadre du projet IUF « Standardisation de la Réparation du Dommage Corporel », sont régulièrement organisés des Déjeuners du droit du dommage corporel.

Entre 12h30 et 13h30, des universitaires ou des praticiens exposeront une pratique professionnelle, une publication, un projet de recherche, et en débattront avec les participants.

Une attestation de présence sera remise aux participants.

Date : mardi 13 décembre 2022, de 12h30 à 13h30, en présentiel à Chambéry (Campus de Jacob-Bellecombette), et en visio

Inscription : [Cliquez ici]

 

  • Conférence 19 / Le préjudice de souffrance

L’appréhension de la souffrance par le droit se mesure de la meilleure façon à travers le prisme du préjudice. Non défini par le code civil, ce dernier est laissé à l’appréciation des juges, qui ont rendu à son sujet de nombreuses décisions. Leur lecture donne au chercheur un terrain de réflexion nourri sur le préjudice de souffrance dont les manifestations sont innombrables. Sa diversité est à la mesure des peines pouvant atteindre nos semblables. Sa réparation s’avère autrement plus complexe, car la souffrance se vit dans l’intimité d’une âme et est à ce titre incompréhensible pour autrui. Alors, la réparation n’est autre que la compensation d’une perte présentant un caractère ineffaçable et qui ne peut être contrebalancée que par les plaisirs que la personne sera à même de se donner par les indemnités reçues.

 

Augustin Boulanger est actuellement maître de conférences en droit privé de l’ICES, Institut catholique de Vendée, et contribue régulièrement à la Revue Juridique Personnes & Famille sur les actualités du droit des personnes malades et de la fin de vie. Formé à l’Université de Perpignan, il est docteur de l’Université d’Aix-Marseille, où il a écrit une thèse sur La souffrance et le Droit, publiée aux PUAM dans la collection du centre de droit privé Pierre Kayser. Son parcours a été enrichi par son expérience de juriste au sein d’un établissement de soins palliatifs situé à Gardanne, La Maison, puis à la cour d’appel de Nîmes au sein de la 1ère chambre civile. Il est également juriste au conseil scientifique de la Société française de soins palliatifs, la SFAP.

Lire :

Augustin Boulanger, La souffrance et le droit, PUAM, 2022

Affiche : [cliquez ici]

Contact :
Christophe Quézel-Ambrunaz

SÉMINAIRE
Justice sociale et normes juridiques internationales : regards croisés sociologie/droit
Évènement co-organisé par le Centre Favre, le RT 44 « Justice et critique sociales. Théories et pratiques émancipatrices » de l’Association française de sociologie (AFS) et le Centro de Estudios de Conflicto y Cohesion Social (Chili)

Date : mardi 29 novembre 2022, de 14h à 16h
Lieu : exclusivement en ligne, sur la plateforme Zoom
Participation libre et gratuite

Programme

  • Introduction et discussion : David Mélo (Mcf sociologie, USMB) et Emmanuelle Barozet (Pr sociologie, Université du Chili).
  • Interventions : Polina Cazals (Pr droit public, USMB) et Jorge Atria (Enseignant chercheur en sociologie, Université Diego Portales, Chili).

Contact : Caroline Fauveau, Responsable gestion et ingénierie des projets du Centre de Recherche en Droit Antoine Favre

Date : jeudi 10 novembre 202213h15/16h30
Lieu : campus de Jacob-Bellecombette – Amphithéâtre 1
Gratuit, accessible à tous et toutes

Le Grand Débat (The Great Debaters) – Réalisé par Denzel Washington – 2007

Peu de films, liton dans la critique universitaire anglosaxonne, souvent dithyrambique à son propos, sont aussi inspirants pour les jeunes étudiantes et étudiants (notamment juristes) d’aujourd’hui que ce Great Debaters réalisé en 2007 et en partie joué pour l’un des rôles titres par l’acteur Denzel Washington. Il y a du vrai puisque le film associe avec une certaine réussite émotionnelle, sur la base d’une histoire vraie, la lutte pour légalité et la reconnaissance des droits civiques des africainsaméricains dans les années 1930, l’émancipation par la culture et l’effort personnels, et les concours d’éloquence comme supports pédagogiques dans l’enseignement supérieur. Tout n’est pas exact dans le film, certaines ficelles de scénario sentent fort le savoirfaire d’Hollywood, mais force est de reconnaître que le film touche et fonctionne mieux que beaucoup d’autres en délivrant un message humaniste, optimiste et motivant. A condition, bien entendu, de s’accorder sur l’importance de telles valeurs.

+ D’infos :