CONFÉRENCE
Gratuit / Ouvert aux étudiants et étudiantes de la Faculté de droit
Accès dans la limite des places disponibles : public prioritaire étudiants de L2 en cours d’approche critique du droit

Date : mercredi 12 février 2020 / 8h
Lieu : campus de Jacob-Bellecombette, amphithéâtre 1

En Amérique du Sud, la résistance biopolitique et un nouveau régime de guerre constituent une sorte de fil caché qui articule les différents gouvernements appelés « progressistes », « néolibéraux » ou, dans le cas brésilien, le gouvernement soi-disant « anti-systémique » d’extrême droite. Par le biais d’une cartographie des luttes récentes, il est possible de démontrer une cohérence intégrant de plus en plus la métropole et la forêt dans le même tournant écoterritorial qui a eu lieu dans les dernières années. Pourtant, les gouvernements de la région développent des structures répressives toujours plus fortes pour faire face à l’instabilité constitutive des conflits biopolitiques et territoriaux.

Deux cas seront mis en évidence :

  1. la profusion récente de lois antiterroristes sous le paradigme de la sécurité globale et financière ;
  2. la présence militaire du Brésil en Haïti (2004-2017), un « laboratoire » ultérieurement appliqué aux favelas de Rio de Janeiro, sous la rubrique de « Politique de Pacification ».

Conférencier :

Alexandre F. Mendes, Professeur à la Faculté de Droit de l’Université d’État de Rio de Janeiro – UERJ.

Il est l’auteur de l’ouvrage Vertigens de Junho: os levantes de 2013 e a insistência de uma nova percepção (Revan, 2018). Il a publié, avec Bruno Cava, les ouvrages suivants: A vida dos direitos. Violência e Modernidade em Foucault e Agamben (Agon, 2008) et A constituição do comum: antagonismo, produção de subjetividade e crise no capitalismo (Revan, 2016).

Document préparatoire [cliquez ici]

Contact : Motahareh.Bollon@univ-smb.fr