Trafics : Le Temps des pionniers, Les Routes de la cocaïne et Sur la piste de l’argent sale

15 novembre 2018
12h30 – 15h30
Amphi 1 – Campus de Jacob Bellecombette

Entrée libre

Trafics, de Julien Johan et Frédéric Ploquin (2018)

Dans Trafics, Frédéric Ploquin et Julien Johan donnent la parole aux trafiquants d’hier et d’aujourd’hui. «Le trafic de drogue, ce sont les trafiquants qui en parlent le mieux», confie Frédéric Ploquin. «Cela fait trente ans que je travaille à la fois sur la police et le banditisme, et dans ce film, je crois qu’en donnant la parole à des représentants de ces deux mondes on parvient à proposer quelque chose de nouveau». Et en effet, le résultat de cette enquête au long cours – un an de préparation, un an de tournage et un an de montage – est saisissant.

Au fil des trois volets (Le Temps des pionniers, Les Routes de la cocaïne et Sur la piste de l’argent sale), un panorama exceptionnel de l’histoire du trafic de drogue est dressé. Depuis la fameuse French connection jusqu’aux caïds des banlieues françaises d’aujourd’hui, en passant par la Colombie, terrain de jeu de plusieurs Français spécialisés dans le commerce de la cocaïne. Sans oublier le problème numéro un des narcotrafiquants : le blanchiment de leurs fonds.

Frédéric Ploquin souligne ce qu’il a découvert en enquêtant. «J’ai compris des choses sur le système bancaire international. Je ne m’attendais pas à ce qu’il existe autant de banques à travers le monde prêtes à accepter l’argent de la cocaïne, raconte-t-il. De plus, j’ai pris conscience un peu plus encore que les caïds des banlieues françaises sont passés depuis longtemps des barrettes de shit à la tonne de cocaïne. Ces nouveaux parrains sont inscrits dans la tradition française du trafic de stupéfiants. Je ne mesurais pas à quel point le milieu corso-marseillais, celui de la French connection, avait ouvert, avec l’héroïne, les routes du commerce de la drogue encore utilisées aujourd’hui pour la cocaïne.»

+ D’infos : références, compléments [cliquez ici]