Un procès fictif immersif à la Faculté de droit de l’USMB


Une fois de plus, l’Association des Juristes et Économistes de Savoie (AJES) organisait le procès fictif d’un célèbre personnage, rassemblant étudiantes et étudiants de la Faculté de Droit de l’Université Savoie Mont Blanc (USMB), professionnelles et professionnels du droit, et public curieux.

Le 26 février 2026, le campus de Jacob-Bellecombette a accueilli une fois de plus, un procès pas comme les autres. Organisée par l’Association des juristes et économistes de Savoie, cette audience fictive a plongé les étudiants de la Faculté de droit dans les conditions réelles d’une cour d’assises. 

Le campus, transformé en véritable cour d’assises, a permis aux étudiants de vivre une immersion concrète dans le déroulement d’un procès criminel, au plus près des conditions réelles. 

Au cœur de l’affaire : le célèbre Jedi Anakin Skywalker, personnage emblématique de la saga Star Wars, accusé d’avoir massacré 78 membres d’un village sur la planète Tatooine. 

Un procès fictif inspiré de la saga Star Wars


Selon les faits exposés à l’audience, un massacre aurait été commis le 7 octobre 2024. Les victimes – femmes, hommes, enfants et personnes âgées – auraient été tuées à l’aide d’un sabre laser bleu appartenant à l’accusé.

À la barre, Anakin Skywalker reconnaît rapidement les faits. Il explique avoir agi sous l’emprise de la colère et de la douleur après la mort de sa mère, qu’il dit avoir retrouvée séquestrée et mourante. Deux survivants du village viennent témoigner de « l’atrocité des faits » et du traumatisme subi.

L’audience se déroule dans le respect du formalisme judiciaire : interrogatoire de l’accusé, témoignages, plaidoirie de la partie civile, réquisitions de l’avocat général et plaidoirie de la défense.

La partie civile souligne que l’accusé aurait dû saisir la justice plutôt que de se faire justice lui-même. L’avocat général requiert la réclusion criminelle à perpétuité au regard de la gravité des faits. La défense plaide quant à elle l’acquittement.

Après 15 minutes de délibéré, la cour rend son verdict : 25 ans de réclusion criminelle assortis d’une interdiction de port d’arme pendant 15 ans.

Des professionnels engagés aux cotés des étudiants


Ce procès fictif a mobilisé quatre professionnels du droit :

  • Monsieur François Gorlier, juge au Tribunal judiciaire de Chambéry, dans le rôle du président de la cour d’assises ;
  • Monsieur Olivier Puig, ancien bâtonnier du barreau de Chambéry, en qualité d’avocat de la partie civile ;
  • Maître Julien Betemps, avocat au barreau de Chambéry, dans le rôle de l’avocat général ;
  • Maître Loïc Rattaire, avocat au barreau de Chambéry, pour la défense.

Leur participation a permis de garantir le réalisme de l’audience et d’offrir aux étudiants une immersion fidèle aux exigences de la procédure pénale.

Un investissement fort des étudiants


Dix-sept étudiantes et étudiants ont activement participé au procès, en incarnant les différents acteurs de l’audience :

  • Ethan Coral Bogeard : Anakin Skywalker (accusé) ;
  • Salma Marchich : avocate de la défense ;
  • Alexis Capitan et Flavien Funis : partie civile (couple d’hommes des sables) ;
  • Laura Odin et Audrey Genelle Nait Bouda : assesseurs ;
  • Emma Clerc, Redouan Forgit, Pauline Perrichon, Alicia Roselier, Sarah Merchat, Lousem Azib : jurés populaires ;
  • Lola Magani : garde ;
  • Waile Sliti : directeur d’enquête (Obi-Wan Kenobi) ;
  • Eryne Spada : témoin (Padmé) ;
  • Ismaël Cunha-Roy : maître du temps ;
  • Aurea Carniato : experte psychologique et psychiatrique.

Chacun a contribué à la réussite de cette mise en situation, en respectant le formalisme et la rigueur attendus dans une audience criminelle.

Un événement formateur


À travers cette mise en scène, la Faculté de droit de l’USMB confirme son engagement en faveur d’une pédagogie active et professionnalisante. En confrontant les étudiants à des cas pratiques complexes dans un cadre immersif, l’université favorise l’acquisition de compétences essentielles : analyse juridique, maîtrise de la procédure pénale, argumentation et éthique.

Ce procès fictif illustre la volonté de l’Université Savoie Mont Blanc de proposer des enseignements ancrés dans la réalité professionnelle, tout en mobilisant créativité et esprit critique.